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Ecologie trophique et impact d’un prédateur introduit sur les écosystèmes insulaires. |
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sous la direction d'Eric Vidal et de Philip Roche |
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Résumé de la thèse |
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Des populations de chats domestiques Felis catus ont été introduites au sein de la plupart des écosystèmes insulaires de la planète. Ces prédateurs exercent un impact fortement délétère sur les espèces natives, et en particulier sur les oiseaux marins. Bien que la présence du chat sur les îles méditerranéennes est attestée depuis des siècles, très peu d'études ont été menées sur cette problématique des prédateurs introduits. Notre étude est réalisée sur l'archipel des îles d'Hyères et poursuit principalement deux objectifs : (i) déterminer les patrons spatio-temporels de prédation du chat et son insertion dans les réseaux trophiques insulaires ; (ii) comprendre et évaluer l'impact que ce prédateur exerce sur un oiseau marin endémique et menacé : le puffin yelkouan Puffinus yelkouan. L'étude du régime alimentaire du chat étudie à partir de plus de 1500 fèces a permis de montrer que ce prédateur se nourrit principalement de mammifères introduits et notamment de rat noir qui représente 70% de la biomasse journalière ingérée. Cependant le chat prédate également du puffin yelkouan, proie secondaire mais qui représente une part non négligeable du régime alimentaire du chat. Le prélèvement annuel exercé par le chat sur cette espèce endémique a été évalué à plus de 400 puffins, alors même que la population reproductrice ne compte que 360 oiseaux. L'utilisation de modèles matriciels permet d'appréhender l'impact de ce prédateur sur la viabilité populationnelle du puffin yelkouan. Les données de terrain et les résultats des modèles sont confrontés et démontrent la nécessité de mettre en place un plan de gestion en faveur du contrôle des chats. Un suivi de cet écosystème multi-envahi, où il existe des interactions étroites entre des espèces introduites (chat, rat) et une proie endémique (puffin), est également indispensable |
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