Responsable : P. ROCHE

Permanents L. Affre (MC), F. Magnin (CR), F. Medail (MC), P. Roche (MC), T. Tatoni (Pr), E. Vidal (MC), J. Orgeas (MC), F. Torre (MC), A. Baumel (MC)

Temporaires (Doctorants, ATER) : E. Buisson, M. Cheikh al Bassnhet, C. Duhem, E. Dumas, L. Kiss, L. Le Mire-Pécheux, J. Le Cuziat, S. Martin, C. Suehs, P. Campagne, O. De Guerry, M. Bergaglio, K. Bourgeois, K. Diadema, E. Bonnaud, S. Fadda, J. Legrand.

 

T. Dutoit (prof IUT Avignon sept. 2003)

 

Dynamique des systèmes écologiques

Patrons de rareté et conservation des végétaux rares, menacés ou endémiques

Conservation et restauration d'habitats méditerranéens d'intérêt patrimonial

Espèces envahissantes et proliférantes

Direction de programmes de recherche - Thèses

Bibliographie

 

 

 

PREAMBULE


A

 

u niveau des sociétés, les changements survenus durant ces dernières décennies sont spectaculaires, et en tant que résultante spatiale des interactions Homme/Nature, le paysage a connu des mutations profondes, particulièrement en région méditerranéenne. En terme de gestion, les interrogations sont nombreuses et relativement nouvelles dans la mesure où les situations socio-écologiques auxquelles les gestionnaires sont confrontés, n'ont pas vraiment d'antécédents. C'est pourquoi le chercheur en écologie a désormais un rôle important à jouer dans le choix des orientations en matière d'aménagement du territoire.

Sur le plan scientifique, la recherche en écologie a elle aussi amorcé un virage conséquent depuis quelques années, en se positionnant sur des approches beaucoup plus fonctionnelles et en se démarquant des préoccupations purement descriptives. Ce virage a été fait en direction de l’écologie expérimentale et de l’écologie évolutive. Cette ré-orientation de la recherche en écologie s’est accompagnée de résultats importants quant à la compréhension des processus sous-jacents à la structuration des populations ou des communautés. Cependant dans la plupart des cas, les études focalisent sur un niveau d’organisation du vivant au détriment d’un autre (soit les populations, soit les communautés). C’est pourquoi l’option conceptuelle et méthodologique générale qui a prévalu dans la mise en place de cette équipe, consiste à proposer des investigations recoupant les différents niveaux d’organisation des systèmes écologiques, en faisant appel aux méthodes qui relèvent de la biologie des populations, de l’écologie des communautés et du paysage.

 

Sur le plan des thématiques de recherche, les études visant à comprendre les facteurs qui contrôlent les communautés ont conduit à nous interroger sur les conditions de maintien (ou de disparition), ou encore de sur-développement d'une des composantes des cortèges spécifiques appréhendés. Ainsi, nous avons peu à peu élargi notre champ d'investigation en direction de spécialités comme la biologie de la conservation (dans laquelle nous pouvons intégrer les problèmes relatifs à la biologie des invasions). Notre objectif consiste à montrer en quoi il est nécessaire de s'investir dans l'analyse des patrons à des niveaux spatio-temporels supérieurs de la hiérarchie pour comprendre des processus perceptibles à des échelles plus fines.

Parallèlement, l'élaboration de modèles sur la base de facteurs explicatifs permet de formuler des hypothèses en termes de mécanismes, qu'il convient alors de vérifier par des approches expérimentales sur le fonctionnement des communautés et/ou par des études relevant de l’écologie et de la génétique des populations pour les processus adaptatifs et évolutifs.

Cette nécessité de développer une recherche écologique recoupant plusieurs niveaux d’organisation s'est matérialisée par l'arrivée de jeunes chercheurs travaillant au niveau des populations. Cela nous permet d'établir un continuum dans l’analyse des interactions, depuis la structure du paysage jusqu’à l’organisation de la variabilité génétique, en privilégiant toujours le niveau écosystémique pour une interprétation générale.

 

Les régimes de perturbation contrôlent en grande partie les changements dans les patrons d’organisation des systèmes écologiques, particulièrement perceptibles au niveau de la dynamique de la biodiversité. Ces changements combinés au particularisme du biome méditerranéen sont à l’origine de la distribution actuelle des patrons de rareté et d’endémisme, ainsi que des menaces qui pèsent sur les taxons concernés. De ce contexte, émerge une réelle demande scientifique en termes de biologie de la conservation, depuis le niveau des populations jusqu’à celui des habitats afin de faire des propositions « durables » relevant de l’écologie de la restauration. Enfin, les réflexions dans le domaine de la biologie de la conservation doivent aussi intégrer les problèmes posés par les espèces proliférantes et envahissantes Ces problèmes sont d’une part une conséquence directe des changements récents dans les modes d’utilisation des terres au niveau régional et des activités humaines au niveau mondial, d’autre part une composante en biologie de la conservation en terme de compétition inter-spécifique, de partage des niches et donc de conséquences néfastes pour le maintien d’espèces indigènes rares ou menacées.

C'est pourquoi les travaux de recherche réalisés depuis ces dernières années s'inscrivent dans quatre grandes problématiques complémentaires :

-     Dynamique des systèmes écologiques,

-     Patrons de rareté et conservation des végétaux rares, menacés ou endémiques,

-     Conservation et restauration d'habitats méditerranéens d'intérêt patrimonial,

-     Espèces envahissantes et proliférantes.