Sa thèse (pdf)
Impact de l’épandage des boues de station d’épuration sur la qualité d’un sol en milieu sylvo-pastoral. Pertinence de la mésofaune du sol comme bioindicateur.
Cette étude vise à analyser l’impact de l’épandage des boues d’une station d’épuration (Issambres, Var) sur la qualité d’un sol en milieu sylvo-pastoral ainsi qu’à valider l’utilisation des microarthopodes du sol en tant qu’indicateurs biologiques.
Cet épandage, mis en place par le Sivom du pays des Maures et du golfe de Saint –Tropez, répond à plusieurs objectifs :
- la valorisation et l’élimination des boues de la station d’épuration,
- la fertilisation des pare-feu ensemencés et pâturés pour la protection du milieu forestier.
Les sites d’expérimentation se situent sur un terrain du conservatoire du littoral sur la commune de Roquebrune sur Argens.
Les bioindicateurs choisis font partie de la mésofaune du sol : les collemboles et les acariens (notamment les oribates). Ils présentent la particularité d’être nombreux, communs, de participer activement au fonctionnement du sol et présentent des caractères biotiques pouvant traduire diverses perturbations apportées à la qualité des sols.
La méthodologie d’échantillonnage retenue est celle des sacs de litière. Les prélèvements ont lieu mensuellement sur une période de 18 mois.
Les différentes approches envisagées devraient nous permettre d’évaluer l’impact de ces épandages sur le compartiment biologique du sol tant au niveau populationnel que fonctionnel. Parallèlement à ce suivi de la mésofaune, on suit la dégradation de la litière contenue dans les sacs de litière pour étudier l’activité de la microfaune et de la microflore.
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une recherche pluridisciplinaire, aussi bien technique que scientifique mise en place par le Sivom, mettre d’œuvre du projet : suivi de la filière boue, agronomique, sanitaire, microbiologique, etc.