Angélique Renaud




Email: angelique.renaud@univ.u-3mrs.fr





Recherche et validation de bioindicateurs des pratiques d’entretien des sols viticoles : pertinence des microarthropodes et de la décomposition de la matière organique

 

Contexte général

Des mots clés sont devenus récurrents en ce qui concerne l’agriculture en Europe. En effet, la Commission européenne veut mettre l’agriculture européenne sur la voie d’un développement durable, en menant des actions qui garantissent un modèle d’agriculture respectueux de l’environnement, économiquement viable et socialement acceptable. Actuellement se développe entre l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique, une agriculture dite intégrée ou raisonnée. On estime de 15 à 30 % la pratique de ce type d’agriculture à des degrés divers.

Les scientifiques et les agriculteurs commencent à unir leurs efforts pour mettre au point des indicateurs, de l’éventuel impact positif de pratiques plus respectueuses de l’environnement. C’est ainsi que l’ACTA (Association de Coordination Technique Agricole) et plus spécifiquement l’I.T.V. (Centre Technique Interprofessionnel de la Vigne et du Vin) sont intéressés par l’utilisation de bioindicateurs en vigne.

En effet, depuis une dizaine d’années, la pression sociale au sujet de la protection de l’environnement, différents constats alarmants sur les sols viticoles (notamment en Région PACA), l’évolution des mentalités dans le monde viticole, ont progressivement conduit à une approche plus " écologique "  ou raisonnée des vignobles.

Objectifs de la thèse

Etude de la différenciation des populations de microarthropodes due à l’application de traitements d’entretien du sol différents.

Trouver parmi ces microarthropodes des bioindicateurs fiables de l’impact des pratiques d’entretien des sols viticoles.

Etude de la cinétique de décomposition de la matière organique et d’autres éléments chimiques par rapport aux différentes pratiques d’entretien des sols.

Etude de la biomasse microbienne et de l’activité microbienne sous ces différentes pratiques.

Finalement, mise en place d’un diagnostic biologique standardisé pour caractériser les sols viticoles, au moyen des microarthropodes et de la décomposition de la matière organique.

Résumé de la thèse

Il s’agit d’étudier d’une part, les populations de microarthropodes du sol (acariens, collemboles) soumises à différentes pratiques d’entretien des sols en vigne, et d’autre part, la décomposition de la matière organique sous les mêmes conditions. Pour cela, des prélèvements réguliers de sol et la pose de pièges (litter-bags ou sacs de litière) permettront de recueillir les données nécessaires.

Les pratiques culturales rencontrées sont : l’enherbement naturel maîtrisé (herbicides de post-levée), enherbement naturel, non culture (herbicides de post et pré-levée) et travail du sol.

Une approche complète tant au niveau quantitatif, qualitatif que fonctionnel permettra d’évaluer si les microarthropodes sont de bons bioindicateurs en vigne et dans ce cas, quelle est la pratique d’entretien du sol la moins dommageable à la faune du sol. L’analyse de la décomposition de la matière organique permettra de préciser si l’activité microbiologique et la biomasse microbiologique du sol réagissent dans le même sens.