| La Sabline de Marseille - Description, répartition, écologie |
Photo A. Baumel |
La Sabline de Marseille est une petite plante annuelle des éboulis et lapiaz calcaires. Découverte par Robillard et Castagne "dans les endroits rocailleux qui entourent Marseille", elle se caractérise du point de vue botanique par un ovaire à 2 styles au lieu de 3. Cela lui value d'être nommée Gouffeia arenarioïdes par Lamarck et de Candolle en 1815. Pourtant sa ressemblance avec les Sablines (genre Arenaria, Caryophyllacées) et nos résultats inédits reposant sur le séquençage de deux gènes montrent que G. arenarioides se positionne au sein du genre Arenaria et avec les espèces du sous-genre Arenaria. C'est pourquoi nous proposons que notre sujet d'étude, soit appelé Arenaria provincialis Chater & Halliday, nomenclature d'ailleurs déjà proposée par Flora europea. Enfin pour éviter définitivement tout risque de confusion nous proposons également que le nom vernaculaire d'usage ne soit plus "Sabline de Provence" mais "Sabline de Marseille", en effet le premier titre est aussi utilisé pour citer Moehringia intermedia Loisel. ou "Sabline du Verdon". |
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Son aire de distribution est restreinte au Massif de l'Étoile, des Calanques, au Mont StCyr, au Massif du Grand Caunet et du Cap Canail, au Massif de la Sainte Beaume et aux environs du Castellet . En tant qu'annuelle hivernale, elle germe en Octobre, fleurit en Avril et fructifie en Juin Elle vit dans un milieu contraignant qui associe sècheresse, une très forte luminosité, de forts contrastes thermiques et un substrat doté d'une faible capacité hydrique. |
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Citons, parmi d'autres quelques, traits biologiques ou écologiques en relation avec son milieu :
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Photo A. Baumel |
Photo A. Baumel |
Nos études d'écologie visent à comprendre la dynamique locale et globale de la Sabline de Marseille, à mieux comprendre les limites de sa distribution géographique et écologique, et enfin à proposer des hypothèses concernant son origine et son évolution.
Nos outils sont ceux de l'écologie des populations (relevés de terrain, recensements démographiques) et de l'écologie évolutive (phylogénétique, génétique des populations) ou de l'écologie du paysage (SIG, analyses spatiales, modélisation). |
| Nous avons initié depuis 2004 des recherches visant à mieux comprendre la biologie et l'écologie de la Sabline de Marseille. Ces premières recherches ont pu être menées grâce à une collaboration avec les experts naturalistes du bureau d'étude ECO-MED, grâce au soutien financier de l'ONF (Fond d'intervention de l'Environnement et du Développement Durable (F.E.D.D) - Action de partenariat de l'O.N.F. en faveur de la biodiversité), de la région PACA (1 bourse étudiant en 2005) et enfin de l'IMEP (fonctionnement EPBC 2005-2006). | |
Photo A. Baumel |
L'élaboration d'une carte quasi-exhaustive de la distribution de l'espèce et les relevés floristiques de la végétation accompagnant la Sabline, ont montré une amplitude écologique inattendue. Au centre de sa niche écologique, la Sabline de Marseille se développe dans des milieux ouverts, éventuellement très fragmentés, toujours très rocheux et au sein d'une matrice de végétation dense dominée par le Chêne kermès. En périphérie, l'espèce peut se développer en situation littorale très thermique ou à l'opposé en zone de crête, d'altitude, au sein d'une flore rare pour la région, comme au sommet de la Sainte-Baume ou en versant nord du massif de l'Etoile. Là encore, les sècheresses récentes constatées, l'élévation de la température, peuvent entraîner des changements importants dans la répartition des communautés végétales au niveau des massifs littoraux, et des conséquences sur la niche écologique de la Sabline de Marseille.
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