Thèse soutenue le 16 décembre 2010

Université de Provence - Aix Marseille I
Univ. de Provence
Romain OLIVIER
romain.olivier@etu.univ-provence.fr

Tél : 04 88 57 69 70
Adresse postale :
Université de Provence
IMEP UMR CNRS 6116
Centre Saint-Charles - Case 4
3, place Victor Hugo
13331 Marseille Cedex 03 - France
Ecole doctorale :
Sciences de l'Environnement
Sujet de la thèse :
Etude de l’effet de la fertilisation du sol sur les stratégies d’émissions de Composés Organiques Volatils de végétaux méditerranéens.
Direction :
Catherine Fernandez (IMEP) et
Michael Staudt (CEFE Montpellier)
Dep. III : Processus fonctionnels et Valorisation de la Biodiversité
Equipe : DIVERSITE FONCTIONNELLE des COMMUNAUTES VEGETALES
Composition du comité de pilotage de thèse :
Joan Llusia Benett (CREAF, Barcelone, Espagne), Henri Wortham (UP), Dominique Serca (Laboratoire d’Aérologie, Toulouse),
Christophe Boissard (Laboratoire Inter-universitaire des Systèmes Atmosphériques, Paris), Alexandre Armengaud (Atmopaca, Marseille),
Florent Mouillot (CEFE, Montpellier), Virginie Baldy (UP), Thierry Gauquelin (UP).
Mode de financement : Bourse

  • Organisme financeur : bourse cofinancée par le CNRS et la Région PACA
  • Partenaire socio-économique : AtmoPACA
  • Dates de début et de fin de financement : octobre 2007 - 2010
  • Organisme gestionnaire : U. Provence
  • Date de première inscription en thèse : Octobre 2007 - Date de soutenance envisagée : Novembre 2010


    Résumé

    L'étude est réalisée sur le plateau de l'Arbois, dans une garrigue constituée majoritairement de chêne kermès (Quercus coccifera). Un compost de boues de station d'épuration a été épandu en juillet 2007 sur certaines parcelles du site, à hauteur de 50 ou 100 tonnes par hectare.
    L'objectif est d'évaluer l'effet de cet épandage sur les émissions de COV (principalement des monoterpènes) de l'espèce, le long d'une année. Pour cela, nous avons prélevé les COV émis avec la technique de Head-Space qui consiste à enfermer un rameau de la plante dans une chambre dynamique dans laquelle on échantillonne un volume d'air défini. Les composés émis par la plante ont été identifiés et quantifiés en chromatographie en phase gazeuse.

    Le chêne kermès se distingue des espèces émettrices telles que le romarin par le fait qu'il ne stocke pas ces composés dans ses feuilles avant de les émettre : la synthèse des composés fait suite à leur libération quasi immédiate. Du fait de cette absence de réservoir " tampon " entre la synthèse et l'émission, on considère que son taux d'émission est principalement contrôlé par la température et la lumière qui agissent respectivement sur l'activité enzymatique et la synthèse de précurseurs à partir du carbone assimilé. C'est pourquoi l'algorithme de Guenther (1993) a été utilisé pour normaliser les émissions à des températures et rayonnements standard.


    Les premiers résultats font état d'une saisonnalité nettement marquée se traduisant par un taux d'émission globalement 3 fois plus faible en hiver et à la fin du printemps, par rapport à l'automne. Cependant, ces premières données ne montrent pas, pour le moment, de différences significatives entre les modalités d'amendement du sol.





    Cette étude s'inscrit dans une problématique de gestion des déchets. En effet, l'épandage de boues urbaines en milieu naturel, jusqu'alors interdit, constituerait une alternative à leur enfouissement ou à leur incinération, dans un contexte de production constamment croissante saturant les voies de recyclage actuellement disponibles.