Université d'Avignon et des Pays de Vaucluse Renaud JAUNATRE
renaud.jaunatre@yahoo.fr

Tél : 06.25.50.51.39 - 04.90.84.38.09
Adresse postale :
IMEP
Université d'Avignon
IUT, Site Agroparc, BP 1207
84911 Avignon cedex 9
Ecole doctorale :
l'ED 356 Sciences et Agrosciences
L'IMEP organise l'excursion d'introduction du 54ème Colloque International des Sciences du Végétal

Du 12 au 18 juin 2011, l'Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie (UMR CNRS-IRD IMEP) organise l'excursion d'introduction du 54ème Congrès International des Sciences du Végétal qui se tiendra cette année à Lyon du 20 au 24 juin 2011.
Cette excursion à pour but de faire découvrir aux 20 participants venus du monde entier (Japon, Etats-Unis, Nouvelle zélande, etc.), les différentes végétations caractéristiques des écosystèmes typiques du sud-est de la France (Luberon, Camargue, Crau, Sainte-Beaume, Calanques).
Au cours de ces visites coordonnées par M. Renaud Jaunatre (Doctorant,IMEP), seront particulièrement abordés les problèmes de vulnérabilité des écosystèmes dans le Luberon,la plaine de Crau et en Camargue par différents membres de l'IMEP (Arne Saatkamp, Daniel Pavon, Elise Buisson, François Mesléard, Thierry Dutoit).
IAVS Lyon - Renaud Jaunatre remporte le 1er prix
Non content d'avoir déjà remporté le prix de la meilleure présentation orale au dernier colloque francophone d'écologie des communautés végétales (Ecoveg 7) qui s'est déroulé à Lausanne en Suisse du 29 mars au 01 avril 2011 parmi 31 présentations orale ;
J'ai de nouveau le grand plaisir de vous informer que M. Renaud Jaunatre, doctorant en troisième année à l'IMEP, a une fois de plus remporter ce premier prix au cours du 54ème colloque international des sciences de la végétation qui s'est déroulé du 20 au 24 juin 2011 à Lyon et dont il avait déjà réalisé l'excursion pré-congrès (voir plus haut)
C'est cette fois-ci devant plus de 400 participants venus du monde entier et parmi plus de 300 présentations orales que Renaud a remporté ce prix, accompagné d'une somme de 1000 euros pour qu'il puisse se rendre au 55ème congrès qui se déroulera en Corée du Sud en 2012.
Félicitations et merci beaucoup pour l'IMEP et l'université d'Avignon,
Thierry Dutoit

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Sujet de la thèse :
Restauration écologique d’un verger dans la plaine de Crau
Direction :
E. Buisson (directrice,IUT Avignon)
T. Dutoit (co-directeur, IUT Avignon)
Dép. II : Organisation et Vulnérabilitédes Systèmes Ecologiques
Equipe : Populations, Communautés, Paysages
Composition du comité de pilotage de thèse :
T. Dutoit (univ. Avignon), E. Buisson (univ. Avignon), R. Gros (Univ. Paul Cézanne),
F. Mesléard (Tour du Valat), T. Spiegelberger (Cemagref, Grenoble), P. Campagne (univ. Paris 11)
Mode de financement : Bourse

Organisme financeur : Bourse Europe - Région PACA, Monitorat université d’Avignon ,
Programme RTP CNRS Ingénierie Ecologique, CDC-Biodiversité, opération Cossure
Dates de début et de fin de financement : 01/10/08 - 30/09/11
Organisme gestionnaire : Université d’Avignon.
Date de première inscription en thèse : Octobre 2008 - Date de soutenance envisagée : Septembre 2011


Résumé

La plaine de la Crau abrite un écosystème de type steppique unique en Europe : le coussoul. Il s'agit de l'association végétale Asphodelum fisulosi caractérisée notamment par la présence de Brachypodium retusum. Cette communauté n'abrite aucune espèce rare mais c'est l'association elle même qui est exceptionnelle, tout comme sa richesse spécifique élevée (plus de 70 sp. par m²). De nombreux hectares ont été transformés en verger dans les années 1990, modifiant ainsi radicalement le paysage et la végétation. Aujourd'hui abandonné, un de ces vergers va faire l'objet d'une opération de réhabilitation. L'objectif est, à court terme de minimiser la présence d'espèces non caractéristiques du coussoul et de maximiser la présence des taxons caractéristiques de cette association ; à moyen terme de ré-orienter la communauté sur la bonne trajectoire successionnelle ; et à long terme de restaurer l'écosystème coussoul dans sa structure et sa composition floristique et faunistique. Nous allons mesurer les effets de plusieurs opérations de génie écologique de forçage des processus de dispersion des espèces végétales afin de déterminer leurs efficacité en terme de restauration : (i) le transfert de foin devant permettre à la fois d'apporter les graines d'une végétation locale et riche en espèce caractéristiques, de limiter l'établissement d'espèces non souhaitées et d'assurer un milieu favorable à la germination des espèces apportées ; (ii) le semis d'espèces nurses ayant pour but de modifier et rétablir les propriétés du milieu et donc de faciliter l'installation des espèces de la steppe; (iii) le transfert d'espèces structurantes comme B. retusum qui permettrait de limiter la colonisation d'espèces non souhaitées et qui pourraient avoir un effet sur la morphologie du sol et sur le piégeage des espèces anémochores typiques de la steppe; (iv) l'épandage ou " inoculum "d'une couche superficielle de sol de coussoul permettant d'apporter non seulement les propagules des espèces de la communauté non séparées de leurs éventuels symbiotes (bactéries, mycorhizes, etc.) et (v) le rétablissement du pâturage ovin, un des facteurs structurant de cette communauté végétale depuis des milliers d'années.



Journée des doctorants IMEP - Juin 2010
Déterminants de la recolonisation végétale et perspectives de restauration écologique d'une pseudosteppe méditerranéenne.

Les changements d'usage contribuent aujourd'hui à la formation au niveau paysager d'une mosaïque d'écosystèmes dit de référence, dégradés et/ou plus ou moins en cours de résilience. Cela est particulièrement vrai là où les communautés végétales ont des vitesses d'évolution très lentes comme les pelouses sèches semi-naturelles du bassin méditerranéen. Bien que les usages agricoles passés aient influencés leurs dynamiques, les effets sur la végétation actuelle ont été peu étudiés dans cette région en comparaison du Nord de l'Europe.
La plaine de Crau, dernière pseudosteppe sèche du Sud-Est de la France, est née de l'interaction multi-millénaire entre des conditions pédo-climatiques particulières et un pâturage extensif ancestral. L'objectif de cette étude est ainsi de discriminer les facteurs expliquant la recolonisation des communautés végétales après abandon cultural en intégrant pour la première fois variables historiques d'exploitation et variables paysagères.
Nous avons ainsi comparé les communautés végétales de 40 friches melonnières au regard de leur position sur un gradient pédo-climatique nord-sud, de leur trajectoire agricole, de leur date d'abandon et de leur contexte paysager. Les résultats montrent que même après 20 ans d'abandon, les friches sont significativement moins riches et d'une composition différente de la steppe. La recolonisation de la communauté végétale est déterminée en premier par la position sur le gradient pédo-climatique, ensuite par le contexte paysager et les propriétés physico-chimiques du sol et enfin par la trajectoire agricole.
Au vu de ces résultats, sachant que la majeur partie des espèces de la steppe ne recolonisent pas spontanément et que la surface de steppe originelle a diminuée de plus de 80%, il semble important d'évaluer la réalisation de techniques de restauration de la communauté végétale à une échelle opérationnelle. Après réhabilitation d'un ancien verger en habitat de type steppique, nous avons testé 5 techniques de restauration, dont certaines avaient déjà été expérimentées à petite échelle (Coiffait et al., sous presse).
Ces techniques sont : (i) le retour du pâturage ovin qui vise à limiter l'expansion des espèces non désirées, (ii) l'étrépage du sol qui vise la suppression de la banque de graines des espèces rudérales et la diminution de la fertilité du substrat, (iii) le semis d'espèces nurses qui vise l'occupation rapide des niches trophiques et spatiales pour ensuite libérer des sites favorables (safe sites) à l'installation d'espèces moins compétitrices une fois le pâturage réinstauré, (iv) le transfert de foin qui vise à réintroduire un pool de graines d'espèces locales provenant de la steppe et (v) le transfert de sol qui vise la réintroduction d'un pool de propagules d'espèces ainsi que les microorganismes associés. Nous présenterons les premiers résultats de ces essais.