|
|
Farah ABDEL SAMAD |
|
|||||||
|
farah.abdelsamad@usj.edu.lb
Tél : |
Adresse postale : IMEP Bâtiment Villemin Europole de l'Arbois - BP 80 F 13545 Aix-en-Provence cedex 04 Département Sciences de la Vie et de la Terre Université Saint Joseph Campus Sciences et technologies, Mar Roukos, Mkalles BP: 1514 Riad el Solh, Beyrouth 1107 2050 Liban |
Ecole doctorale : Sciences de l'Environement |
|||||||
|
Sujet de la thèse : Caractérisation écogéographique et génétique du genre Astragalus du Liban : approches de conservation biogéographique |
|||||||||
| Présentation - Journée des doctorants IMEP - 28 juin 2011 | |||||||||
|
Direction : Magda Bou Dagher Kharrat (Pr., Université St Joseph, Beyrouth) et F. Médail (Pr. U3) |
Dép. I : Paléoenvironnements et biogéographie évolutive Equipe : Persistance et évolution de la biodiversité |
||||||||
|
Composition du comité de pilotage de thèse : Pr Georges Tohmé (CNRS Libanais), Alex Baumel (Imep) |
|||||||||
|
Co-Tutelle Université Saint-Joseph Faculté des Sciences LIBAN
|
|||||||||
|
Date de première inscription en thèse : Novembre 2008
Date de soutenance envisagée : |
|||||||||
|
Résumé des objectifs de la thèse
Le Liban fait partie du point-chaud de biodiversité du bassin méditerranéen, et il a été identifié comme l'un des 10 points-chauds régionaux au sein de cette région biogéographique. Mais, à l'heure où les différents acteurs qui s'occupent de la biodiversité au niveau mondial sont passés du bilan à la prise de mesures concrètes pour la conservation, le Liban continue à voir disparaître une partie de son patrimoine naturel, sans que des évaluations précises aient lieu. La distribution des espèces végétales du Liban a ainsi sans doute beaucoup changé depuis les campagnes d'études et d'échantillonnages effectuées par Post entre 1932 et 1933 et Mouterde entre 1966 et 1970. Les profonds changements de l'occupation des sols et les changements globaux ont en effet modifié la répartition de nombreuses d'espèces, notamment à basse altitude (Tohmé, 2001). Le genre Astragalus (Fabaceae) comporte de très nombreuses espèces au Proche-Orient liées à des habitats variés mais où prédominent les conditions de stress. Les astragales colonisent souvent des habitats spécialisés en développant des adaptations particulières. Elles représentent par suite des espèces clés dans certains écosystèmes fragiles et sont souvent parmi les premières plantes qui facilitent la résilience d'écosystèmes perturbés. Du fait de la distribution contrastée des astragales au Liban, ce genre constitue un bon modèle pour une place prépondérante dans les stratégies de conservation. Certaines astragales sont employées comme plantes médicinales et d'autres comme plantes à intérêt économique. Huit espèces d'astragales sont strictement endémiques du Liban, 15 endémiques du Liban et de la Syrie, et une trentaine d'autres endémiques du Liban et de la région Est de la méditerranée. Mais les différents taxons appartenant à ce genre restent difficiles à identifier en se basant uniquement sur les caractères morphologiques et leur statut de distribution actuelle doit être évalué. L'identification génétique de ces taxons, la prise en compte de la diversité évolutive (phylogénétique), l'évaluation écologique et les menaces pesant sur les populations devraient permettre d'éclaircir leur statut taxinomique et phylogénétique et faciliter l'adoption de meilleures stratégies de conservation. Cette étude contribuera à une meilleure compréhension des processus évolutifs et biogéographiques à l'origine de l'endémisme au Liban. Objectif général du projet : |
Echantillonnage d'Astragalus au nord de la forêt de la Qammoua (N Liban) |
|||||||||
|
Forêt de cèdres de Barouk (mont Liban) |
Astragalus coluteoides, endémique du Liban et de Syrie, forêt de cèdres de Barouk |
Astragalus emarginatus, endémique du Liban et de Syrie, forêt de cèdres de Barouk |