Errol VELA

ATER Université Paul Cézanne- Marseille
imep Département I - Paléoenvironnements et biogéographie évolutive
Equipe PERSISTANCE ET EVOLUTION DE LA BIODIVERSITE
Curriculum vitae (fichier pdf - mise à jour 13/06/07)

errol.vela@free.fr



Dernières publications

VELA & BENHOUHOU 2007 - Évaluation d'un nouveau point chaud de biodiversité végétale dans le Bassin méditerranéen (Afrique du Nord) - C.R. Biologies 330, 589-605.

VELA et al. 2007 - Floral Chemical Signatures in the Genus Ophrys L. (Orchidaceae): A Preliminary Test of a New Tool for Taxonomy and Evolution - Plant Mol. Biol. Rep. 25, 83-97.

VELA et al. 2008 - Phylogénie moléculaire et données paléobiogéographiques sur le gastéropode terrestre Tudorella sulcata (Draparnaud, 1805) en France et en Algérie orientale - Geodiversitas 30, 233-246.

VELA 2007 - Révision taxonomique de l'ophrys de Marseille (Orchidaceae), Ophrys aranifera subsp. massiliensis (Viglione & Véla) comb. nova : un essai de systématique intégratrice - Candollea 62, 109-122.


Sujet de thèse:
Biodiversité des milieux ouverts en région méditerranéenne : le cas de la végétation des pelouses sèches du Lubéron (Provence calcaire).

- directeur : Thierry TATONI
- date de soutenance : 6 décembre 2002
- partenaires financiers : Parc Naturel Régional du Luberon (PNRL) ; Agence Régionale Pour l'Environnement (ARPE) ; Conseil Régional PACA (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) ; Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).

Résumé :
L'érosion de la biodiversité mondiale rend urgente l'étude des points-chauds d'endémisme et de richesse spécifique, afin d'élaborer une stratégie globale de conservation. Parmi ces régions sensibles, le bassin méditerranéen abrite notamment une flore vasculaire remarquable (30.000 taxons dont 50% sont endémiques). Suite à une régression généralisée en Europe, les pelouses sèches et autres milieux ouverts sont devenus des habitats d'intérêt communautaire jugés prioritaires, tant la responsabilité patrimoniale qui incombe aux gestionnaires des espaces naturels paraît grande. Bien étudiés en contexte médio-européen, ces milieux, bien que plus riches et plus répandus, restent méconnus en contexte méditerranéen. En Provence calcaire (S-E France), le site du Lubéron a été inventorié et un réseau de placettes permanentes a été mis en place et suivi pendant cinq ans (1995-1999). Plusieurs approches complémentaires ont été utilisées, la méthodologie principale se basant notamment sur différentes échelles de perception (du mètre-carré à l'écocomplexe). A partir de relevés floristiques, nous avons pu décrire l'organisation de la végétation face aux conditions stationnelles et aux régimes de gestion (stress et perturbations), et en dégager les principaux bio-indicateurs. A travers les éléments endémiques autochtones qu'ils hébergent, ces écosystèmes semi-naturels possèdent une richesse patrimoniale qui leur est propre. Mais cette richesse originelle est renforcée par l'histoire de la pression anthropique (coupes de bois, feux, pâturage ovin et caprin) grâce à laquelle ils ont hérité d'un patrimoine associé plus récent. Cette histoire et ses variations impliquent aujourd'hui une dynamique spatio-temporelle de la végétation et une réponse spécifique des groupes fonctionnels de plantes. Dans le cadre des mesures agri-environnementales (aide financière aux éleveurs et accompagnement scientifique et technique aux gestionnaires) il est possible d'améliorer le protocole de suivi, de proposer des protocoles expérimentaux, et de réorienter le choix des actions à mettre en oeuvre pour une gestion conservatoire. Si le contexte socio-économique de l'Europe de l'Ouest au lendemain du 20e siècle est le même quel que soit le cadre biogéographique étudié (médio-européen ou méditerranéen), il est cependant fortement différent en Afrique du Nord bien que le cadre biogéographique soit similaire. Un travail de recherche serait à envisager dans les pays du sud de la Méditerranée afin d'y étudier la problématique des milieux ouverts, d'identifier les enjeux patrimoniaux et de hiérarchiser les priorités de conservation.









Photo 1 : pelouses sommitales des crêtes du Grand Lubéron

Photo 2 : pelouse fleurie à hélianthèmes sur le plateau sommital du Petit Lubéron



Photo 3 : Ophrys bertolonii s.l. en fleur, espèce protégée liée aux peslouses sèches méditerranéo-montagnardes.

Photo 4 : " le Roumiguié ", mon paysage préféré du Petit Lubéron (vu depuis la Crau de Mayorques).



Travail de terrain


Photo 1 : Inventaire des parcelles d'étude : on recrute les copains...