Comment faire du compost ?

Chaque Français jette en moyenne près d’un tiers de sa poubelle ordinaire sous forme de biodéchets, soit environ 83 kg par habitant et par an selon l’ADEME. Depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, la loi AGEC impose à toutes les collectivités de proposer une solution de tri à la source pour ces matières organiques. Apprendre à faire du compost n’est donc plus un simple geste de jardinier : c’est un acte citoyen, agronomique et économique. Ce guide explique comment fabriquer un compost sain, méthode par méthode, en respectant la biochimie réelle du processus et en déjouant les erreurs classiques (odeurs, moucherons, lenteur).

Le compostage, un processus biochimique avant d’être un geste de jardin

Le compostage est une dégradation aérobie de la matière organique, conduite par une communauté vivante : bactéries mésophiles et thermophiles, actinomycètes, champignons filamenteux, puis une microfaune visible — collemboles, acariens détritivores, cloportes, myriapodes et, en phase finale, vers de terre épigés. Toute cette population consomme l’oxygène de l’air et libère de la chaleur, du dioxyde de carbone, de l’eau et un résidu stable appelé humus. Lorsque l’oxygène vient à manquer, des bactéries anaérobies prennent le relais : elles produisent méthane, sulfures et acides gras volatils, responsables des odeurs nauséabondes de « compost raté ».

Le produit final, stabilisé, répond en France à la norme NF U 44-051 qui encadre les amendements organiques. Un compost conforme présente un pH proche de la neutralité (6,5 à 8,5), un rapport C/N final compris entre 10 et 15, un taux d’humidité autour de 40 à 50 % et une absence de semences viables ou d’agents pathogènes. Pour un jardinier amateur, ces valeurs ne sont pas des cibles à mesurer au laboratoire, mais des repères qui expliquent pourquoi certains gestes fonctionnent et d’autres non.

Le ratio carbone/azote, clé de voûte du processus

Les micro-organismes consomment environ 25 à 30 atomes de carbone pour chaque atome d’azote assimilé. Un mélange initial dont le rapport C/N avoisine 25 à 35 fournit donc une alimentation équilibrée. Au-dessus de 40, l’azote devient limitant et la décomposition ralentit ; en dessous de 20, l’excédent d’azote se volatilise en ammoniac, d’où ces odeurs piquantes typiques d’un tas trop chargé en tontes fraîches. Dans la pratique domestique, viser trois volumes de matières brunes pour un volume de matières vertes permet d’approcher la zone idéale sans calcul savant.

Matières brunes et matières vertes : identifier les bons ingrédients

Les matières brunes, sèches et riches en carbone, apportent la structure du tas et nourrissent les champignons décomposeurs. On y range les feuilles mortes, la paille, les brindilles broyées, les copeaux de bois non traités, le carton brun sans encre, le papier journal déchiqueté, les coquilles d’œufs écrasées et les sciures de bois non résineux. Leur rapport C/N oscille entre 50 et 400 selon les matières : 500 pour la sciure, 80 pour les feuilles mortes, 60 pour le carton brut.

Les matières vertes, humides et riches en azote, relancent l’activité bactérienne. Elles regroupent les épluchures de fruits et légumes, le marc de café et ses filtres, les sachets de thé, les fanes de légumes, les tontes de gazon fraîches, les fleurs fanées et, pour les jardiniers qui en disposent, le fumier frais d’herbivores (cheval, vache, lapin, volaille). Les tontes affichent un C/N d’environ 15, les épluchures 20, le marc de café 20 également — ce qui explique son succès comme « activateur » de compost.

Certaines matières ne rejoignent jamais le composteur domestique : produits laitiers, restes de viande et de poisson, os, graisses et huiles de cuisson, excréments de carnivores domestiques, litière minérale, bois traités ou peints, mégots, poussières d’aspirateur sur moquette synthétique, sacs dits biodégradables mais non compostables en tas froid. Les agrumes en grande quantité acidifient le milieu, les coques de noix tiennent plusieurs années sans se décomposer, et les plantes malades ou montées en graines n’ont leur place que dans un compost chaud atteignant 60 °C.

Ratio C/N indicatif de matières courantes et rôle dans le tas de compost
Matière Famille Ratio C/N approximatif Rôle principal
Sciure de bois non traité Brune 400 à 500 Structure, absorbe l’humidité
Feuilles mortes Brune 60 à 80 Aération, réserve de carbone
Carton brut Brune 350 Piège à humidité excédentaire
Paille Brune 80 Porosité et isolation thermique
Épluchures de légumes Verte 20 Apport en azote et en eau
Marc de café Verte 20 Activateur microbien
Tonte de gazon fraîche Verte 15 à 20 Relance thermophile
Fumier de cheval Verte 25 Amorce de montée en température

La procédure de fabrication d’un compost chaud

Le compost chaud exploite la chaleur dégagée par les bactéries thermophiles pour accélérer la dégradation et neutraliser pathogènes et semences d’adventices. Il se pratique en saison de croissance, d’avril à octobre, quand la température extérieure permet aux populations microbiennes de se développer. La recette de base consiste à accumuler en une seule fois un volume suffisant — au moins un mètre cube, profondeur et largeur comprises — en alternant couches brunes et couches vertes. En deçà de ce volume, la masse thermique est trop faible pour retenir la chaleur et le tas reste tiède.

La combinaison équilibrée de matières brunes et de matières vertes

Préparez un mélange en superposant de fines couches de 10 à 15 cm, trois volumes de brun pour un volume de vert. Les matériaux secs, comme les branches broyées, les copeaux de bois non traités, le papier journal froissé et les plantes séchées, livrent le carbone. Les matières vertes — fumier d’herbivores, épluchures de cuisine, tontes fraîches, marc de café — fournissent l’azote. Lorsque le tas dégage une odeur aigre et s’alourdit, incorporez davantage de matières brunes et retournez-le à la fourche. À l’inverse, s’il reste sec et poussiéreux, ajoutez tontes fraîches, eau et épluchures pour restaurer l’humidité.

Arrosage et contrôle de l’humidité

L’humidité optimale du tas de compost se situe entre 50 et 60 %, soit la texture d’une éponge essorée à la main : les matières doivent être franchement humides, sans qu’un filet d’eau ne s’en écoule quand on les serre. Sous 40 %, la vie microbienne ralentit ; au-dessus de 65 %, l’eau chasse l’air des pores et l’anaérobiose s’installe. Arrosez par petites quantités, de préférence lors des retournements, et couvrez partiellement le tas en période de pluie pour éviter le lessivage des nutriments.

Brassage, aération et suivi de la température

Un compost chaud bien conduit monte entre 55 et 65 °C durant la phase thermophile, généralement deux à trois semaines après la constitution du tas. Un thermomètre à sonde longue (minimum 50 cm) permet de suivre cette montée. Retournez à la fourche ou à l’aérateur une fois par semaine durant cette phase active, puis tous les quinze jours. Chaque retournement réintroduit de l’oxygène, déplace les matières froides vers le cœur et homogénéise l’humidité. Broyer ou hacher préalablement les déchets ligneux en fragments de 2 à 5 cm accélère nettement la dégradation, car les micro-organismes travaillent en surface.

Utilisation au jardin et thé de compost

La maturation est atteinte lorsque le tas ne dégage plus de chaleur, que l’odeur devient celle d’un sous-bois et que la matière noircie s’effrite entre les doigts. Incorporez alors 3 à 5 L par mètre carré sur les planches potagères, ou étalez une couche de 2 à 3 cm en surface des massifs et des pots en paillage nourricier. Pour préparer la saison de plantation, certains jardiniers appliquent jusqu’à 10 à 15 cm de compost en couverture, qu’ils laissent les vers incorporer naturellement. Le thé de compost, obtenu en faisant macérer une poignée de compost mûr dans un seau d’eau pendant 24 à 48 heures, puis filtré, constitue un engrais liquide doux, utile en pulvérisation foliaire ou en arrosage d’appoint.

Les matériaux à composter : que mettre, que bannir

Le compostage réduit mécaniquement le volume de la poubelle résiduelle d’environ un tiers et allège d’autant les tournées de collecte. Pour alimenter un tas, de nombreux matériaux à composter se trouvent déjà dans la cuisine et dans le jardin. Côté cuisine : épluchures de fruits et légumes crus, fruits abîmés, coquilles d’œufs broyées, marc de café et filtres, sachets de thé sans agrafe, pain rassis humidifié, essuie-tout non parfumés. Côté jardin : tontes d’herbe en fines couches, feuilles mortes, fleurs fanées, fanes de légumes, paille, brindilles broyées, sciure non traitée.

À l’inverse, certains apports désorganisent le processus. Les produits laitiers, les restes de viande, les graisses et les huiles de cuisson attirent rongeurs et larves de mouches ; les excréments de chiens ou de chats peuvent héberger des parasites résistants (toxoplasme, ascaris) ; le bois traité chimiquement relargue des métaux lourds et des fongicides. Pour stocker les épluchures sans nuisances, utilisez un bio-seau ventilé équipé d’un filtre à charbon dans la cuisine. En cas d’absences prolongées ou de lots sensibles (poisson par exception, fruits trop mûrs en été), la congélation préalable tue une partie des œufs de drosophiles et neutralise les fermentations.

Les types de compostage : choisir la méthode adaptée à votre situation

Il n’existe pas une seule manière de composter : tas libre, bac à plusieurs compartiments, silo en bois, composteur rotatif, lombricomposteur d’intérieur, bokashi fermenté en bac hermétique. Le choix dépend de la surface disponible, du volume de biodéchets produits, de la saison et de la patience du jardinier. L’ADEME estime qu’un foyer de quatre personnes produit environ 150 à 200 kg de biodéchets par an, volume parfaitement absorbable par un composteur de 400 L.

Le compost chaud

Le compost chaud demande de la méthode et une constitution du tas en une seule fois, mais il délivre un compost utilisable en un à trois mois durant la belle saison. Quatre ingrédients pilotent la réaction : l’azote, le carbone, l’eau et l’air. Les bactéries thermophiles, qui travaillent entre 45 et 70 °C, les associent pour oxyder la matière organique et libérer l’énergie qui maintient le tas chaud. Cette montée thermique détruit la plupart des graines d’adventices et des agents pathogènes du sol, ce qui rend le compost chaud particulièrement intéressant pour un potager intensif.

Le compost froid

Le compost froid est la méthode la plus simple à pratiquer : on alimente le tas ou le bac au fil des jours, à mesure que la cuisine et le jardin produisent des déchets. Bactéries mésophiles, champignons, collemboles et vers de terre décomposent lentement la matière à température ambiante, sans phase thermophile marquée. Il faut veiller à équilibrer régulièrement carbone et azote, à aérer de temps à autre et à conserver une humidité d’éponge essorée. En douze à dix-huit mois, le mélange livre un amendement sombre, grumeleux, excellent pour enrichir un jardin ou amender les pots de balcon.

Le lombricompost

Le lombricompostage s’appuie sur des vers épigés, principalement Eisenia fetida et Eisenia andrei, qui consomment chaque jour l’équivalent de la moitié de leur poids en matière organique. Installé dans un lombricomposteur à plateaux gigognes, le procédé se pratique en appartement, sur un balcon ou dans un garage tempéré, entre 15 et 25 °C. Les déjections (le vermicompost) sont plus riches en éléments minéraux disponibles qu’un compost classique, et le « thé » qui s’écoule du bac, dilué à 10 %, constitue un fertilisant liquide apprécié des plantes d’intérieur. L’investissement de départ reste modeste : un lombricomposteur et 500 g à 1 kg de vers suffisent à traiter les biodéchets d’une à trois personnes.

Les grandes phases biologiques du tas de compost

Un tas de compost traverse quatre phases successives, bien documentées par l’INRAE et les guides techniques de l’ex-IRSTEA. La première, mésophile, dure quelques jours : les bactéries adaptées aux températures modérées (20 à 40 °C) colonisent la matière fraîche, consomment sucres et protéines faciles, et font grimper la température. La deuxième, thermophile, couvre deux à trois semaines : la température atteint 55 à 70 °C, les bactéries thermophiles dégradent cellulose et protéines résistantes, et l’hygiénisation opère. Les champignons, sensibles à la chaleur, reculent temporairement dans les zones périphériques plus fraîches.

La troisième phase, de refroidissement, s’étire sur plusieurs semaines : la température redescend, les bactéries mésophiles reviennent, les actinomycètes colonisent les résidus ligneux et donnent au compost son odeur caractéristique de terre de forêt. La quatrième phase, dite de maturation, peut durer de un à six mois selon les méthodes. Les champignons filamenteux, les vers de terre et les acariens détritivores achèvent la dégradation de la lignine et stabilisent l’humus. C’est durant cette maturation que le rapport C/N final tombe autour de 10-15, gage d’un compost agronomiquement mûr, qui ne brûlera pas les racines à l’épandage.

Diagnostic des problèmes les plus fréquents

Un compost qui sent l’œuf pourri ou l’ammoniac est victime d’anaérobiose ou d’excès d’azote. La parade : retourner énergiquement le tas, incorporer feuilles mortes, carton déchiré et paille, réduire ou supprimer les apports de tontes fraîches pendant deux à trois semaines. Un tas envahi de moucherons (drosophiles, sciarides) trahit presque toujours des épluchures restées en surface : recouvrez systématiquement chaque apport de cuisine par une poignée de matière brune, et fermez le bac s’il est équipé d’un couvercle. La présence de cloportes, de mille-pattes, de collemboles blancs, de vers rouges ou de staphylins, en revanche, est le signe d’un écosystème sain.

Un compost qui stagne plusieurs mois sans monter en température manque généralement d’un des quatre facteurs clés. Vérifiez dans l’ordre : l’humidité (pressez une poignée, elle doit rester compacte sans goutter), la ventilation (retournez, aérez), le volume (en dessous de 0,8 m³, la chaleur se dissipe trop vite), le ratio C/N (ajoutez tontes, marc de café ou fumier si la masse paraît majoritairement brune). Une invasion de fourmis signe un tas trop sec : arrosez franchement. Des filaments blancs, eux, ne sont pas une maladie mais la colonisation bénéfique par les actinomycètes.

Bon à savoir : depuis le 1ᵉʳ janvier 2024, l’article L. 541-21-1 du Code de l’environnement, issu de la loi AGEC du 10 février 2020, impose à toutes les collectivités françaises de proposer une solution de tri à la source des biodéchets à leurs administrés. Le compostage domestique, en pied d’immeuble ou en point d’apport volontaire fait partie des réponses retenues par l’ADEME pour atteindre cet objectif.

Utiliser votre compost mûr au bon moment et au bon endroit

Un compost jeune, encore chaud, riche en azote minéral, convient pour enrichir un sol de planche potagère à l’automne : les pluies d’hiver et l’activité biologique feront le reste. Un compost mûr, sombre, friable, à odeur de sous-bois, s’utilise à tout moment de l’année, en amendement de fond (3 à 5 L par mètre carré) ou en paillage nourricier (couche de 1 à 2 cm). Évitez d’enfouir profondément : la vie du sol est concentrée dans les dix premiers centimètres, c’est là que le compost rend ses meilleurs services.

Pour les semis et les jeunes plants, tamisez votre compost à travers une grille de 1 cm et mélangez-le à parts égales avec de la terre de jardin et du sable ou de la fibre de coco : vous obtiendrez un terreau maison équilibré, sans tourbe. Le compost obtenu peut ensuite être utilisé en rempotage, en surfaçage des arbres fruitiers, en apport au pied des rosiers ou en activateur pour un nouveau tas de compost — une poignée de compost mûr ensemence le suivant en micro-organismes décomposeurs. Pour comprendre la succession microbienne qui précède ce résultat, les étapes du compostage détaillent phase par phase ce qui se joue à l’intérieur du tas.

Une synthèse pratique pour se lancer sereinement

Faire du compost, c’est orchestrer une chaîne alimentaire microscopique dont les règles sont connues depuis les travaux fondateurs d’Albert Howard dans les années 1940. Équilibrez brun et vert, maintenez l’humidité d’une éponge essorée, aérez régulièrement, acceptez que la nature prenne son temps. Que vous choisissiez le compost chaud pour sa rapidité, le compost froid pour sa simplicité ou le lombricompost pour son adaptation aux petits espaces, vous produirez chaque année plusieurs dizaines de kilos d’humus gratuit, tout en divisant par deux le volume de votre poubelle. À l’échelle d’un quartier, c’est un geste d’économie circulaire parmi les plus efficaces — et parmi les plus accessibles.

FAQ — faire du compost chez soi

Combien de temps faut-il pour obtenir du compost utilisable ?

Le délai dépend de la méthode. Un compost chaud bien conduit, brassé chaque semaine et maintenu entre 55 et 65 °C, livre un amendement utilisable en un à trois mois durant la belle saison. Un compost froid classique demande douze à dix-huit mois de maturation. Le lombricompost, lui, produit ses premières quantités exploitables au bout de trois à six mois, une fois la population de vers stabilisée dans le bac.

Pourquoi mon compost dégage-t-il de mauvaises odeurs ?

Une odeur d’œuf pourri ou d’ammoniac signale un défaut d’oxygène ou un excès d’azote. Le tas est trop humide, trop tassé, ou contient trop de tontes fraîches et d’épluchures juteuses. La solution : retourner vigoureusement à la fourche pour réintroduire de l’air, incorporer feuilles mortes, carton brun déchiré et paille, couvrir en cas de pluie, et espacer les apports azotés pendant deux à trois semaines le temps que l’équilibre se rétablisse.

Peut-on composter en appartement sans jardin ?

Oui, le lombricomposteur est conçu pour cela. Installé sous un évier, sur un balcon ou dans un cellier tempéré entre 15 et 25 °C, il héberge des vers Eisenia qui transforment les épluchures en vermicompost sans odeur. Le bokashi, procédé japonais de fermentation en bac hermétique, constitue une alternative complémentaire. De nombreuses municipalités proposent aussi des composteurs partagés en pied d’immeuble depuis la mise en œuvre de la loi AGEC.

Quels déchets ne faut-il jamais mettre dans un composteur domestique ?

Évitez les produits laitiers, les restes de viande et de poisson, les os, les graisses et huiles de cuisson, qui attirent rongeurs et larves. Les excréments de chiens et chats peuvent véhiculer des parasites résistants. Le bois traité, peint ou verni libère métaux lourds et biocides. Les mégots, les litières minérales, les sacs dits biodégradables non certifiés compost domestique, ainsi que les plantes malades ou montées en graines, sont également à proscrire.

Faut-il un activateur de compost vendu dans le commerce ?

Dans la très grande majorité des cas, non. Un tas bien équilibré en carbone et en azote, suffisamment humide et régulièrement aéré, démarre seul : la microflore arrive avec les matières et avec une poignée de terre de jardin. Le marc de café, une pelletée de compost mûr, un peu d’ortie broyée ou de fumier frais jouent parfaitement le rôle d’amorce. Les activateurs commerciaux restent utiles en cas de relance après un hiver froid prolongé.

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