Le mercredi 23 septembre 2026, le Soleil se lève sur Paris à 7 h 38 et se couche à 19 h 47, selon les éphémérides de l’U.S. Naval Observatory : environ 12 h 09 de jour, le jour même de l’équinoxe d’automne. L’instant astronomique, calculé par l’IMCCE, se situe quelques heures plus tôt, à 2 h 05 min 13 s, heure de Paris. Dans un article du Night Sky Network publié le 21 septembre, la NASA rappelle que le jour et la nuit ne sont pas exactement égaux ce jour-là, parce que le Soleil est un disque et que l’atmosphère relève son image. Ces deux effets ont une taille, une cause et une dépendance à la latitude.

Mercredi 23 septembre à 2 h 05 : l’équinoxe est un instant précis

Dans le langage courant, l’équinoxe désigne une journée, souvent présentée comme le premier jour de l’automne. En astronomie, c’est un instant. L’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), rattaché à l’Observatoire de Paris, le définit dans sa lettre d’information de septembre 2026 comme « l’instant où la longitude géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à 180 degrés ». Autrement dit, le moment où le Soleil, vu depuis le centre de la Terre, atteint un point précis de sa course annuelle apparente : celui où il franchit l’équateur céleste en passant du côté sud.

Pour 2026, cet instant tombe le mercredi 23 septembre à 00 h 05 min 13 s en temps universel coordonné (UTC), soit 02 h 05 min 13 s en heure légale de France métropolitaine. L’article de la NASA donne le même instant sous une autre étiquette : le 22 septembre à 17 h 05, heure du Pacifique. Il n’y a qu’un seul phénomène. Seule l’heure affichée sur l’horloge change d’un fuseau à l’autre. En France métropolitaine, l’automne astronomique commence donc le 23 septembre ; la date du 22 ne vaut que dans les fuseaux en retard sur le temps universel, ceux des Amériques notamment, Antilles et Guyane comprises. La NASA situe de la même manière l’équinoxe de mars 2026 au 20 mars à 14 h 46 UTC.

Cette nature d’instant a une conséquence immédiate. Quand le Soleil se lève sur Paris le 23 au matin, cinq heures et demie se sont déjà écoulées depuis l’équinoxe. La journée qui suit n’est donc déjà plus tout à fait équinoxiale : le Soleil a franchi l’équateur céleste et poursuit sa descente vers le sud. L’écart est minime à l’échelle d’une journée, mais il entre dans le calcul de la durée du jour, et il pèse davantage aux hautes latitudes.

Douze heures exactes pour un Soleil réduit à un point

Le chiffre de douze heures ne sort pas de nulle part. Il découle d’une géométrie simple, à condition d’accepter deux simplifications. À l’instant de l’équinoxe, le Soleil se trouve dans le plan de l’équateur terrestre. La ligne qui sépare la moitié éclairée de la Terre de sa moitié obscure, le terminateur, passe alors par les deux pôles. Elle coupe chaque parallèle, de l’équateur jusqu’aux régions polaires, en deux moitiés égales.

Chaque lieu passe donc la moitié de sa rotation du côté jour et l’autre moitié du côté nuit. D’où les douze heures. C’est ce que rappelle l’IMCCE : ce jour-là, si l’on fait abstraction de la réfraction, la durée de la nuit égale celle du jour, et le Soleil se lève plein est et se couche plein ouest, puisqu’il se trouve dans le plan de l’équateur.

La même géométrie produit un phénomène que la NASA souligne : aux équinoxes, le Soleil éclaire également les deux hémisphères, et ce sont les seuls moments de l’année où les pôles Nord et Sud sont éclairés simultanément. Le reste de l’année, le terminateur ne passe plus par les pôles, et l’un des deux reste du côté obscur.

Ce modèle repose pourtant sur deux hypothèses. Le Soleil y est un point, sans dimension. La Terre y est nue, sans atmosphère. Aucune des deux n’est vraie, et chacune ajoute du jour.

Une précision sur la cause des saisons, qui se confond souvent avec la question de la durée du jour. C’est l’inclinaison de l’axe de rotation terrestre qui fait passer le Soleil tantôt au nord, tantôt au sud de l’équateur céleste, et qui produit les saisons. La distance entre la Terre et le Soleil, qui varie parce que l’orbite est une ellipse, n’intervient qu’au second ordre, y compris dans le calcul de la date où jour et nuit s’égalisent. Les saisons laissent aussi des traces mesurables ailleurs qu’au ciel : le centre de masse de la Terre bouge avec les saisons, par exemple.

Au lever, le bord supérieur du disque fait foi

Première distinction à poser : l’heure de lever publiée dans une table n’est pas une observation. C’est une définition. L’U.S. Naval Observatory (USNO), qui publie des éphémérides de référence, l’énonce en une phrase sur sa page de définitions : « Le lever ou le coucher du Soleil est défini comme le moment où la distance zénithale géométrique du centre du Soleil vaut 90,8333 degrés. »

La distance zénithale est l’angle entre la verticale du lieu et la direction du Soleil. À 90°, le centre du Soleil serait exactement sur l’horizon géométrique. À 90,8333°, il se trouve 50 minutes d’arc (50′) plus bas, soit 0,8333°. L’USNO décompose ces 50′ en deux termes : 16′ pour le rayon apparent moyen du Soleil, 34′ pour la réfraction moyenne à l’horizon.

Le premier terme traduit une convention d’usage. Le lever est compté quand le bord supérieur du disque apparaît, le coucher quand ce même bord disparaît, et non quand le centre franchit l’horizon. Le disque ayant un rayon apparent d’environ 16′, soit un diamètre voisin d’un demi-degré, le jour « officiel » gagne le temps que met le Soleil à monter d’un demi-disque le matin, puis à descendre d’un demi-disque le soir.

Ce gain est acquis deux fois par jour. Selon EarthSky, qui publie un ordre de grandeur valable pour les latitudes tempérées moyennes, l’effet de disque ajoute à lui seul 2,5 à 3 minutes de jour. C’est la plus petite des deux briques.

Réfraction : un Soleil visible alors qu’il est encore sous l’horizon

Le second terme, 34′, vaut plus du double du premier. Il vient de l’atmosphère. L’air est plus dense près du sol qu’en altitude ; un rayon lumineux qui arrive en rasant la surface traverse des couches de densité croissante et s’incurve vers le bas. L’œil, qui interprète la lumière comme venue en ligne droite, place le Soleil dans le prolongement du dernier segment du rayon, donc plus haut qu’il n’est. Selon EarthSky, près de l’horizon, ce relèvement atteint environ un demi-degré.

La conséquence se calcule, et elle heurte l’intuition. D’après la convention de l’USNO, la réfraction moyenne à l’horizon (34′) dépasse non seulement le rayon apparent du disque (16′), mais aussi son diamètre apparent, voisin de 32′. Au moment où le Soleil semble posé sur l’horizon, son bord inférieur au ras de la ligne, son centre apparent se trouve 16′ au-dessus. Une fois retranchés les 34′ de réfraction, le centre géométrique se situe 18′ sous l’horizon, et le bord supérieur géométrique 2′ en dessous. Le Soleil que l’on voit posé sur l’horizon est donc, en géométrie pure, entièrement couché. Ce résultat est un calcul sur des valeurs moyennes, pas une mesure : la réfraction réelle varie d’un soir à l’autre.

En durée, c’est ce terme qui pèse le plus. EarthSky l’évalue à près de 6 minutes aux latitudes tempérées moyennes, contre 2,5 à 3 minutes pour le disque, soit environ 8 minutes au total. La réfraction compte à peu près deux fois plus que la taille du Soleil. Pour Paris, un calcul appliqué à la seule convention 16′ + 34′ conduit à un partage de l’ordre de 3 minutes pour le disque et de 7 minutes pour la réfraction. Aucune source ne publie ce partage tel quel, et l’arrondi à la minute des heures de lever et de coucher ne permet pas de le préciser davantage.

L’ordre de grandeur suffit pourtant à trancher une question simple. Sans atmosphère, le jour d’équinoxe à Paris resterait plus long que 12 heures, mais de quelques minutes seulement. La plus grosse part du bonus vient de l’air.

Du degré à la minute : la latitude fait varier le bonus de lumière

Des minutes d’arc ne sont pas des minutes de temps. Pour passer des unes aux autres, il faut savoir combien de temps le Soleil met à franchir ces 50′ au voisinage de l’horizon, et ce temps dépend de l’angle sous lequel il monte.

À l’équinoxe, le Soleil se lève en suivant une trajectoire inclinée sur l’horizon. À l’équateur, elle est verticale : le Soleil monte droit, et les 50′ sont franchies au plus court. Plus on s’éloigne de l’équateur, plus la trajectoire devient rasante. Le Soleil progresse alors en biais, et il lui faut plus de temps pour gagner la même hauteur. Le même angle coûte donc plus de minutes à Paris qu’à l’équateur, et davantage encore à Tromsø, dans le nord de la Norvège. Un article de WRAL consacré à l’equilux relie d’ailleurs les écarts entre villes à cette pente de la trajectoire au lever, raide près de l’équateur, plus rasante vers les pôles.

Les éphémérides de l’USNO pour le 23 septembre 2026 rendent l’effet lisible.

Tableau 1 — Lever, coucher et durée du jour le 23 septembre 2026 selon la latitude. Source : U.S. Naval Observatory, API rstt/oneday, consultée le 23 septembre 2026 ; heures légales locales arrondies à la minute, durées à ± 1 min.
LieuLatitudeLeverCoucherDurée du jour
Point de l’équateur (78,5° O, UTC−5)6 h 0318 h 10environ 12 h 07
Paris (UTC+2)48,86° N7 h 3819 h 47environ 12 h 09
Tromsø, Norvège (UTC+2)69,65° N6 h 2818 h 43environ 12 h 15

Ces valeurs se lisent à une minute près, puisque l’USNO arrondit ses heures à la minute. Le jour dépasse les 12 heures d’environ 7 minutes à l’équateur, d’environ 9 minutes à Paris et d’environ 15 minutes à Tromsø. Le bonus double à peu près entre l’équateur et le nord de la Norvège.

Un second effet s’y superpose, plus discret. Le 23 septembre, l’instant de l’équinoxe est passé depuis 2 h 05, heure de Paris. Pendant la journée, le Soleil se trouve donc déjà légèrement au sud de l’équateur céleste, ce qui raccourcit un peu le jour géométrique dans l’hémisphère nord. Aux hautes latitudes, cette amputation retranche quelques minutes de jour : sans elle, l’écart calculé pour Tromsø serait plus grand encore.

Les 8 minutes avancées par EarthSky valent pour les latitudes tempérées moyennes, et c’est ainsi que le site les présente. Les 9 minutes calculées pour Paris à partir des heures de l’USNO ne les contredisent pas : il s’agit du même mécanisme, appliqué à une latitude précise. Aucun chiffre unique ne vaut pour toute la planète.

Fond d'écran : village charmant dans un paysage automnal vibrant

L’equilux, date de la vraie égalité, arrive après l’équinoxe

Si le jour de l’équinoxe n’offre pas l’égalité entre jour et nuit, celle-ci se produit pourtant, hors des régions équatoriales, quelques jours plus tard. Elle porte un nom : l’equilux, la date où le jour et la nuit durent vraiment autant, bonus de disque et de réfraction compris. L’article de la NASA du 21 septembre le précise : cette date dépend de la latitude et peut tomber quelques jours avant ou après l’équinoxe.

Le mécanisme découle de ce qui précède. Après l’équinoxe de septembre, le Soleil continue de descendre au sud de l’équateur céleste. Dans l’hémisphère nord, le jour géométrique, celui d’un Soleil ponctuel sans atmosphère, passe sous les 12 heures et raccourcit de jour en jour. L’égalité est atteinte quand ce déficit géométrique compense exactement le bonus du disque et de la réfraction. Elle tombe donc après l’équinoxe d’automne. Au printemps, la logique s’inverse : le jour géométrique s’allonge, et l’égalité précède l’équinoxe de mars.

À Paris, d’après les heures publiées par l’USNO, la bascule se produit entre le 25 septembre (lever 7 h 41, coucher 19 h 42, environ 12 h 01 de jour) et le 26 septembre (lever 7 h 43, coucher 19 h 40, environ 11 h 57). Le jour de 12 heures pile n’apparaît dans aucune table arrondie à la minute. Il se situe dans cet intervalle.

À Raleigh, en Caroline du Nord, ville située vers 36° de latitude nord, l’equilux de septembre 2026 tombe le samedi 27, selon le calcul publié par WRAL, avec une journée plus courte que 12 heures de 19 secondes. Cette précision à la seconde relève de la convention de calcul, pas de la mesure. Le sens du décalage, lui, tient au mécanisme : plus près de l’équateur, l’égalité arrive plus tard. L’écart avec Paris, un à deux jours, reste toutefois du même ordre que celui qui sépare deux calculateurs aux conventions différentes.

La tendance se prolonge jusqu’au bout. Plus on s’approche de l’équateur, plus l’equilux s’éloigne de l’équinoxe, parce que la durée du jour y varie de plus en plus lentement au fil des semaines et met plus longtemps à effacer le bonus. À l’équateur, elle ne l’efface jamais. EarthSky le relève : à l’équateur et à proximité, la période diurne dépasse 12 heures tous les jours de l’année. Il n’y a pas d’equilux du tout.

Près de quatre minutes de jour en moins chaque jour à Paris

Fin septembre, les soirées semblent fondre. L’impression est juste. Elle a une cause géométrique.

La position du Soleil au nord ou au sud de l’équateur céleste s’appelle sa déclinaison ; pour un lieu donné, c’est elle qui fixe la hauteur du Soleil à midi. Au fil de l’année, elle oscille entre deux extrêmes atteints aux solstices, selon un va-et-vient régulier. Aux extrêmes, la déclinaison cesse un instant de varier avant de repartir dans l’autre sens. Au milieu de sa course, au passage par l’équateur céleste, elle varie au contraire au plus vite. Ce passage, c’est l’équinoxe.

La durée du jour suit la déclinaison. Les heures de l’USNO pour Paris le montrent : environ 12 h 09 le 23 septembre, 12 h 01 le 25, 11 h 57 le 26. Soit une perte de l’ordre de 4 minutes par jour, répartie entre des matins plus tardifs et des soirs plus précoces : en trois jours, le coucher avance de 19 h 47 à 19 h 40.

Pour situer ce rythme, un calcul simple sur les mêmes éphémérides suffit. Paris compte environ 16 h 11 de jour le 21 juin 2026 et environ 8 h 15 le 21 décembre. L’écart, 7 h 56, se perd en 183 jours, soit 2,6 minutes par jour en moyenne sur le semestre. Autour de l’équinoxe, la perte quotidienne dépasse nettement cette moyenne. Il en découle qu’elle est bien plus faible autour des solstices, là où la déclinaison stagne. Les sources consultées ne chiffrent pas ce rythme de solstice ; c’est le mécanisme qui l’impose.

Tableau 2 — Durée du jour à Paris au solstice d’été, à l’équinoxe d’automne et au solstice d’hiver 2026. Source : U.S. Naval Observatory, API rstt/oneday (48,8566° N, 2,3522° E), consultée le 23 septembre 2026 ; heures légales arrondies à la minute.
DateLeverCoucherDurée du jour
21 juin 2026 (UTC+2)5 h 4721 h 58environ 16 h 11
23 septembre 2026 (UTC+2)7 h 3819 h 47environ 12 h 09
21 décembre 2026 (UTC+1)8 h 4116 h 56environ 8 h 15

La latitude amplifie le phénomène. À Tromsø, la durée du jour passe d’environ 12 h 15 le 23 septembre à environ 12 h 07 le 24, avec un lever de 6 h 28 puis 6 h 32 et un coucher de 18 h 43 puis 18 h 39. Quelque 8 minutes disparaissent en une seule journée. C’est deux fois le rythme parisien.

Crépuscule civil : une demi-heure de clarté de part et d’autre

La discussion sur les 12 heures porte sur une frontière de convention : l’apparition et la disparition du bord du disque. La lumière, elle, ne s’éteint pas au coucher. Tant que le Soleil reste peu enfoncé sous l’horizon, le ciel demeure clair.

L’USNO découpe cette transition en trois seuils, définis par la position géométrique du centre du Soleil : le crépuscule civil court jusqu’à 6° sous l’horizon, le nautique jusqu’à 12°, l’astronomique jusqu’à 18°. Le premier correspond à la clarté utile, celle qui permet encore de voir sans éclairage.

À Paris, le 23 septembre 2026, le crépuscule civil s’étend de 7 h 07 à 20 h 18, selon les mêmes éphémérides : environ 31 minutes avant le lever et environ 31 minutes après le coucher. Cela fait environ 13 h 11 de lumière civile, à une minute près. L’écart entre le jour astronomique et la clarté civile, de l’ordre d’une heure, représente près de sept fois les 9 minutes de bonus discutées plus haut. Pour la lumière perçue en fin de journée, sur un trajet par exemple, c’est cette marge qui compte.

Vérifier le mécanisme sur son horizon plutôt qu’à l’horloge

Toutes les durées de cet article sont des valeurs de convention. L’USNO le signale lui-même : les heures de lever et de coucher ne peuvent pas être calculées précisément, parce qu’elles dépendent de conditions atmosphériques imprévisibles qui modifient la réfraction. Les 34′ sont une moyenne ; la température et la pression de l’air près du sol en changent la valeur réelle. Aux hautes latitudes, où le Soleil franchit l’horizon en biais, de petites variations de réfraction peuvent déplacer ces heures de nombreuses minutes.

Deux autres sources d’écart s’ajoutent. Les tables sont arrondies à la minute, et les calculateurs en ligne ne retiennent pas tous les mêmes conventions ni les mêmes algorithmes : pour Paris le 23 septembre, certains affichent 2 à 3 minutes de jour de plus que l’USNO et placent le passage sous les 12 heures au 27 septembre plutôt qu’entre le 25 et le 26. L’horizon réel, enfin, n’est pas l’horizon mathématique : un relief, des bâtiments ou l’altitude de l’observateur décalent l’instant où le bord du disque apparaît. Une durée du jour donnée à la seconde près n’est donc pas une mesure. C’est le produit d’une convention.

Le mécanisme se vérifie mieux par la direction que par l’horloge. Selon l’IMCCE, le jour de l’équinoxe, le Soleil se lève plein est et se couche plein ouest si l’on fait abstraction de la réfraction, et la règle vaut où que l’on soit. En repérant fin septembre l’endroit de votre horizon où le Soleil apparaît ou disparaît, un clocher, un immeuble ou une ligne de crête, vous disposez d’une référence d’orientation.

Dans les semaines qui suivent, c’est le point de lever qui se déplace, pas le repère. Il glisse vers le sud-est, et le point de coucher vers le sud-ouest, à mesure que le Soleil descend au sud de l’équateur céleste. En novembre, le clocher marquera toujours l’est. Le Soleil, lui, ne s’y lèvera plus.

Questions fréquentes sur l’équinoxe d’automne 2026

Quand a lieu l’équinoxe d’automne 2026 ?

Le mercredi 23 septembre 2026 à 00 h 05 min 13 s UTC, soit 2 h 05 min 13 s en heure légale de France métropolitaine, selon l’IMCCE. En France métropolitaine, l’automne astronomique commence donc le 23 septembre. La date du 22 septembre ne vaut que dans les fuseaux en retard sur le temps universel, ceux des Amériques notamment, où le même instant tombe la veille : 17 h 05 heure du Pacifique, selon la NASA.

Pourquoi le jour dure-t-il plus de 12 heures le jour de l’équinoxe ?

Les 12 heures exactes ne valent que pour un Soleil réduit à un point et une Terre sans atmosphère. Dans la réalité, le lever est compté à l’apparition du bord supérieur du disque, et la réfraction atmosphérique relève l’image du Soleil d’environ un demi-degré près de l’horizon. À Paris, le 23 septembre 2026, les éphémérides de l’USNO donnent environ 12 h 09 de jour, à une minute près.

À quelle date le jour et la nuit durent-ils autant à Paris ?

D’après les heures de lever et de coucher publiées par l’USNO, la durée du jour à Paris passe sous les 12 heures entre le 25 septembre (environ 12 h 01) et le 26 septembre 2026 (environ 11 h 57). Cette date, appelée equilux, dépend de la latitude : elle arrive plus tard à mesure qu’on se rapproche de l’équateur, et n’existe pas à l’équateur, où le jour dépasse 12 heures toute l’année.

Pourquoi les jours raccourcissent-ils si vite fin septembre ?

La déclinaison du Soleil oscille entre deux extrêmes atteints aux solstices, et elle varie le plus vite quand elle traverse l’équateur céleste, c’est-à-dire à l’équinoxe. Paris perd alors environ 4 minutes de jour par jour, contre 2,6 minutes en moyenne entre le 21 juin et le 21 décembre, d’après un calcul sur les éphémérides de l’USNO. À Tromsø, en Norvège, la perte atteint environ 8 minutes par jour.

Le Soleil se lève-t-il plein est à l’équinoxe ?

Presque, et où que l’on soit. Selon l’IMCCE, si l’on fait abstraction de la réfraction, le Soleil se lève plein est et se couche plein ouest le jour de l’équinoxe. Le point de lever glisse ensuite vers le sud-est au fil de l’automne. Pour le repérer, il suffit de noter une direction sur l’horizon, sans jamais regarder le disque solaire.

Pourquoi la date de l’équinoxe change-t-elle d’une année à l’autre ?

L’équinoxe est un instant et non une journée. Cet instant se décale d’une année sur l’autre, et le jour civil sur lequel il tombe dépend en outre du fuseau horaire. Dans le calendrier grégorien, l’équinoxe d’automne tombe entre le 21 et le 24 septembre, le plus souvent le 22 ou le 23, selon l’IMCCE.

Pourquoi deux applications donnent-elles des heures de lever différentes ?

Les heures de lever et de coucher reposent sur une convention (pour l’USNO, le centre du Soleil à 50 minutes d’arc sous l’horizon géométrique) et sur une réfraction moyenne, qui varie en réalité avec la température et la pression de l’air. Les calculateurs n’appliquent pas tous les mêmes conventions ni les mêmes algorithmes, et arrondissent différemment : des écarts d’une à trois minutes sont possibles. Aucune de ces valeurs n’est une mesure.