Le 12 août 2026, à 20 h 31 CEST, la Lune effacera le Soleil au-dessus de l’Observatorio Astrofísico de Javalambre, en Espagne, et la couronne solaire apparaîtra pendant 1 min 21 s. L’Agence spatiale européenne retransmettra la scène en direct et en profitera pour expliquer comment elle fabrique, elle aussi, des éclipses : l’éclipse artificielle de Proba-3 est produite à la demande par deux satellites lancés en décembre 2024, qui volent à environ 150 mètres l’un de l’autre avec une précision millimétrique. Le premier occulte le Soleil, le second photographie la couronne, et l’opération peut durer jusqu’à six heures, une fois par orbite. Cette mission n’est plus une promesse : son premier résultat revu par les pairs a été publié le 9 mars 2026. Elle arrive pourtant au terme de sa durée nominale, en décembre 2026, après un mois sans contact en février.
Le 12 août, la Lune offre gratuitement ce que l’ESA fabrique en orbite
Le rendez-vous est inscrit au calendrier depuis longtemps : l’éclipse solaire du 12 août 2026 balaiera l’Atlantique Nord avant d’atteindre le nord de l’Espagne. L’ESA a choisi d’y installer ses caméras à l’Observatorio Astrofísico de Javalambre, dans la province de Teruel. Sa page consacrée à la retransmission, publiée le 5 août 2026, annonce un direct de 19 h 30 à 20 h 45 CEST environ, totalité à 20 h 31 CEST.
Le programme annoncé de ce direct est plus intéressant encore : l’agence prévoit d’y raconter comment elle crée aujourd’hui des éclipses solaires artificielles dans l’espace. C’est donc l’ESA qui établit elle-même le pont avec sa mission Proba-3. Et dans les jours qui précèdent l’éclipse, rapporte Sky & Telescope le 7 août 2026, les deux satellites enchaînent déjà des orbites d’observation du Soleil.
Si une éclipse totale est possible, c’est grâce à une coïncidence géométrique : le Soleil est environ 400 fois plus grand que la Lune, et environ 400 fois plus loin. Vus de la Terre, les deux disques ont presque la même taille apparente, si bien que la Lune masque la surface éblouissante sans masquer la couronne. C’est exactement ce qu’un coronographe cherche à imiter.
Tout le sujet tient dans ce contraste. Ce que la Lune donne gratuitement pendant à peine plus d’une minute ce 12 août, l’Europe a dépensé des années d’ingénierie pour l’obtenir sur commande. « Nos images d’éclipse artificielle sont comparables à celles prises pendant une éclipse naturelle. La différence, c’est que nous pouvons créer notre éclipse une fois par orbite […] alors que les éclipses totales de Soleil ne se produisent naturellement qu’environ une fois par an, très rarement deux », explique Andrei Zhukov, chercheur principal de l’instrument ASPIICS, à l’Observatoire royal de Belgique.
Pourquoi la couronne solaire est invisible le reste du temps
La couronne est l’atmosphère du Soleil : une enveloppe de gaz ionisé, ténue, qui s’étend bien au-delà du disque visible. Elle n’est pas cachée, elle est noyée. « Le Soleil est un million de fois plus brillant que la couronne qui l’entoure », résume l’ESA. Pendant des siècles, on ne l’a donc aperçue qu’à la faveur des éclipses totales, en l’attribuant à tort à une atmosphère de la Lune ou à l’atmosphère terrestre.
La parade date du début des années 1930 : en 1931, selon l’ESA, l’astronome français Bernard Lyot achève le premier coronographe, un instrument qui embarque son propre disque occulteur — une petite Lune de métal placée dans le télescope. Il l’installe en altitude, dans les Pyrénées, pour observer au-dessus du gros de l’atmosphère, qui diffuse elle aussi la lumière solaire.
Reste un obstacle que l’optique ne pardonne pas : la diffraction. « Cela peut sembler simple, mais c’est rendu bien plus difficile par ce fait singulier : la lumière se comporte à la fois comme des particules et comme des ondes. Une partie de la lumière déborde donc autour du bord de ce qui la bloque, comme les vagues autour d’une digue », explique Damien Galano, responsable de la mission Proba-3, dans l’explication publiée par l’agence. Cette lumière parasite se rassemble au centre de l’image, là même où l’on voulait voir la couronne, et le seul remède efficace consiste à éloigner l’occulteur du télescope.
D’où la supériorité, jamais démentie, de l’éclipse naturelle. « C’est pourquoi les éclipses totales de Soleil nous offrent une si bonne vue de la couronne : la Lune se trouve à environ 384 000 km de la Terre, si bien que les effets de diffraction sont minimes », souligne Andrei Zhukov.
Le compromis du coronographe embarqué
Un coronographe spatial classique doit loger occulteur et télescope dans le même engin : sur LASCO-C2, à bord de l’observatoire SOHO, l’occulteur n’est qu’à 70 cm du télescope, et l’image est rafraîchie toutes les 12 minutes. La lumière diffractée y reste importante et interdit de regarder au plus près du bord du Soleil.
Ce que 150 mètres de vide changent
L’idée de séparer les deux fonctions sur deux vaisseaux distincts est née en France. Il y a une vingtaine d’années, en réponse à un appel du CNES, l’équipe de Philippe Lamy au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille propose le concept qui deviendra ASPIICS. « En les éloignant beaucoup plus l’un de l’autre, nous pourrions voir bien plus près du bord du disque solaire ; le vol en formation semblait donc tout indiqué », résume Philippe Lamy. Des sous-systèmes seront testés au LAM, et le consortium instrumental sera ensuite mené par le Centre Spatial de Liège.
La tentation est ancienne. En 1975, lors de la mission conjointe Apollo-Soyouz, deux vaisseaux avaient déjà essayé de jouer l’un pour l’autre le rôle d’occulteur ; l’éclat des gaz de propulsion avait gâché la vue.
Sur Proba-3, le disque occulteur mesure 1,4 m de diamètre. Réalisé en composite de carbone par Airbus en Espagne, il projette, à 150 mètres de distance, une ombre d’environ 8 cm de large — largement de quoi couvrir l’ouverture de 5 cm du télescope ASPIICS, tout en laissant une marge de manœuvre à la formation.
Le gain est décisif : ASPIICS observe la couronne jusqu’à 1,099 rayon solaire, soit environ 70 000 km au-dessus de la surface, un dixième de rayon solaire à peine. Et il produit une image par minute, contre une toutes les 12 minutes pour LASCO-C2 — de quoi filmer, et non plus photographier.
Bon à savoir — Le disque de 1,4 m ne suffit pas. Au centre de son ombre, la diffraction reconcentre un résidu de lumière solaire. Les concepteurs ont donc caché un second disque occulteur, de 3,5 mm seulement, à l’intérieur de la lentille du télescope. C’est cette pièce minuscule qui bloque la lumière que le grand disque n’a pas pu arrêter.
Le « trou d’observation » enfin comblé
Entre les imageurs ultraviolets, qui montrent la surface et la basse couronne, et les coronographes classiques, qui commencent bien plus haut, il subsistait une bande d’altitude mal couverte. C’est précisément là que le vent solaire accélère et que se forment les éjections de masse coronale. Proba-3 vient combler ce trou d’observation.
| Critère | Éclipse du 12 août 2026 | Coronographe classique (LASCO-C2) | Proba-3 / ASPIICS |
|---|---|---|---|
| Durée d’observation | 1 min 21 s à Javalambre | En continu depuis l’espace | Jusqu’à 6 heures par orbite |
| Fréquence | Environ une fois par an sur Terre, rarement deux | Permanente | Une par orbite (capacité) ; au moins 57 au 13 avril 2026 |
| Distance occulteur-télescope | Environ 384 000 km (la Lune) | 70 cm | Environ 150 mètres |
| Zone observable | Jusqu’au bord du disque, mais quelques minutes | Laisse un trou d’observation près du bord | Jusqu’à 1,099 rayon solaire (~70 000 km au-dessus de la surface) |
| Cadence d’images | Limitée à la durée de la totalité | Une image toutes les 12 minutes | Une image par minute (30 s au mieux) |
Deux satellites, pas trois : comment Proba-3 fabrique son éclipse artificielle
Un point mérite d’être posé clairement, car plusieurs reprises de presse s’y trompent : la mission compte deux satellites, et non trois. Le premier, l’Occulter, porte le disque de 1,4 m. Le second, le Coronagraph, porte le télescope ASPIICS. C’est leur alignement avec le Soleil, et lui seul, qui fabrique l’éclipse. Toutes les pages de l’ESA sont formelles sur ce point.
La distance entre les deux engins est d’environ 150 mètres : l’article instrumental de l’équipe parle d’environ 144 m, et une opération de routine du 10 juillet 2026 les a rapprochés à 147 m, sur une image traitée par l’Observatoire royal de Belgique. L’essentiel est ailleurs — la formation doit être tenue au millimètre, l’objectif affiché étant de quelques millimètres et une seconde d’arc, sans aucune intervention depuis le sol.
L’orbite explique le reste. Elle est très allongée — de 600 à 60 530 km d’altitude, inclinée d’environ 59° — et son tour complet demande un peu moins de vingt heures. Or tenir la formation coûte des ergols. En tenir une pendant toute l’orbite en consommerait beaucoup trop : les satellites ne volent donc en formation que pendant environ six heures autour de l’apogée, là où ils se déplacent le plus lentement l’un par rapport à l’autre, puis se laissent dériver passivement le reste du temps. C’est la vraie réponse à la question « pourquoi pas en permanence ? ».
Les jalons, eux, sont datés. Lancement le 5 décembre 2024, séparation des deux satellites six semaines plus tard, premier vol en formation autonome en mars 2025, et première éclipse artificielle dévoilée par l’ESA le 16 juin 2025.
Les autres instruments du bord
ASPIICS n’est pas seul à bord. Proba-3 emporte aussi DARA, un radiomètre destiné à mesurer l’irradiance solaire totale, c’est-à-dire l’énergie totale émise par le Soleil, et 3DEES, un instrument dédié aux électrons piégés dans les ceintures de radiation terrestres.

Où en est vraiment Proba-3 en août 2026
La mission est opérationnelle, mais son parcours a été mouvementé. Les opérations nominales ont commencé le 3 juillet 2025. Le 17 décembre 2025, l’ESA annonçait « plus de 50 » éclipses artificielles réalisées. « Jusqu’ici, le temps d’observation de la mission représente environ 250 heures sur 50 orbites », précisait alors Joe Zender, scientifique du projet.
Puis, en février 2026, le satellite Coronagraph a cessé de répondre. L’ESA a perdu le contact pendant environ un mois avant de reprendre la main et de vérifier la plateforme sous-système par sous-système. L’agence évoque une opération ayant déclenché « une réaction en chaîne malheureuse », sans en détailler le mécanisme, et indique avoir corrigé la cause racine par un correctif logiciel.
Le retour aux opérations de routine a été annoncé le 9 juin 2026. « La semaine dernière, nous avons réalisé le premier vol en formation depuis l’anomalie, et nous pouvons désormais affirmer avec confiance que tous les systèmes fonctionnent comme ils le doivent », déclarait alors Damien Galano. « Après des vérifications très minutieuses du coronographe ASPIICS, je suis très heureux de confirmer qu’il est en bonne santé et pleinement fonctionnel », ajoutait Andrei Zhukov.
Deux chiffres méritent d’être maniés avec précaution. Le dernier total publié par l’ESA, 57 éclipses, date du 13 avril 2026, donc d’avant la reprise : il n’a pas été actualisé depuis. Et la durée nominale est de 24 mois à compter du lancement, soit un terme en décembre 2026, sans qu’aucune extension formelle apparaisse dans les documents publics consultés.
Enfin, une précision qui traîne souvent sous forme fausse : Proba-3 est conçue pour produire une éclipse artificielle à chaque orbite. Ce n’est pas un rythme constaté. L’ESA publie une capacité et des totaux cumulés, mais aucune cadence de routine, laquelle dépend des ergols disponibles et des campagnes programmées.
Le chauffage coronal : l’énigme que ces images doivent trancher
Voilà pour la machine. Reste la question qui la justifie. « La couronne ardente du Soleil atteint des températures supérieures au million de degrés Celsius, bien plus chaudes que la surface située en dessous », rappelle l’ESA ; certaines estimations avancent près de deux millions de degrés, soit des centaines de fois la température de la surface. Formulée simplement, l’anomalie est déroutante : on s’éloigne de la source de chaleur, et il fait beaucoup plus chaud.
C’est ce qu’on appelle le problème du chauffage coronal, et l’ESA en fait explicitement l’un des objectifs principaux d’ASPIICS. Dès 2024, l’agence posait la question dans ces termes : « pourquoi la couronne est-elle nettement plus chaude que le Soleil lui-même ? », en annonçant l’ambition de descendre l’observation de 3 rayons solaires à 1,08 — c’est-à-dire de plonger dans la zone jusque-là inaccessible.
Car c’est là, tout près du bord du disque, que le phénomène se joue. Les mécanismes candidats sont discutés depuis des décennies et aucun ne fait consensus ; les documents publics de la mission se gardent bien de trancher. Proba-3 n’apporte pas une réponse toute faite, mais la matière qui manquait : des séries d’images fines et répétées d’une région où l’on se contentait jusqu’ici d’extrapoler. Ailleurs sur le Soleil, des tourbillons de plasma filmés à 19 km de résolution ont montré ce que change une telle finesse d’image.
Le magnétisme, au cœur du problème
Le champ magnétique est le suspect numéro un, et il est très difficile à mesurer dans la couronne. Le 12 août, un télescope conçu pour le mesurer, E-CorMag, développé par l’institut national italien d’astrophysique (INAF), embarquera à bord d’un avion des forces aériennes irlandaises, un Airbus C295 équipé d’un hublot-bulle, pour poursuivre l’ombre au large de l’Irlande. Les sources consultées divergent sur sa filiation exacte, qu’aucune page institutionnelle ne tranche à ce jour.
Attention — Proba-3 ne rend pas les éclipses naturelles inutiles. La campagne aéroportée du 12 août vise à mesurer le champ magnétique de la couronne, une grandeur qu’ASPIICS ne mesure pas. Les deux approches sont complémentaires : l’une donne la durée et la répétition, l’autre donne des observables que l’instrument spatial n’atteint pas.
Premier résultat : un vent solaire lent bien plus rapide que prévu
La couronne ne reste pas sur place. Elle s’échappe en permanence sous forme de vent solaire, un flux de particules chargées qui traverse notre système solaire et vient buter sur le champ magnétique terrestre.
Quand ce flux est particulièrement dense, il allume dans le ciel des hautes latitudes les aurores boréales. Savoir où et comment naît ce vent, c’est donc aussi savoir prévoir ce qui arrive jusqu’à nous.
C’est sur ce terrain que Proba-3 a livré son premier résultat revu par les pairs : l’article de Zhukov et ses collègues, publié le 9 mars 2026 dans The Astrophysical Journal Letters (volume 999, article L41), porte sur la région où se forme le vent solaire lent. Le constat a surpris : les rafales y filent à 250 à 500 km/s, quand on en attendait environ 100 km/s.
« Dans la couronne interne, une région très difficile à observer, nous avons vu des rafales de vent solaire lent se déplacer trois à quatre fois plus vite que prévu », résume Andrei Zhukov dans le communiqué de l’agence. Et le paysage lui-même n’est pas celui qu’on imaginait : « La région où naît le vent solaire lent est remplie d’une dynamique de petite échelle omniprésente : de minuscules structures de plasma, ténues, en évolution rapide, qui s’écoulent vers l’extérieur », précise-t-il.
Il faut mesurer la portée de ce résultat sans l’exagérer. Il repose sur un corpus d’environ 250 heures d’observation, l’équivalent de plusieurs milliers de campagnes d’éclipse menées depuis le sol, et l’ESA souligne elle-même que l’essentiel des données reste à analyser. C’est un premier jalon, pas une conclusion.
Le 12 août, la Lune redonnera à l’Europe à peine plus d’une minute de ce spectacle, et des millions de personnes lèveront les yeux. En orbite, la même vue se rejoue depuis plus d’un an, par tranches de six heures, et elle a commencé à livrer de la physique.
À retenir
- La couronne solaire est environ un million de fois moins lumineuse que le disque du Soleil : elle n’est pas cachée, elle est noyée dans la lumière.
- Un coronographe embarqué est trahi par la diffraction, qui fait déborder la lumière autour de son disque occulteur. Le seul vrai remède est d’éloigner ce disque du télescope — d’où les 150 mètres de Proba-3.
- Deux satellites, pas trois. La mission est conçue pour créer une éclipse artificielle par orbite, mais ne tient la formation que six heures autour de l’apogée, faute d’ergols.
- Elle est opérationnelle après une anomalie de février 2026 qui l’a laissée muette un mois, et arrive au terme de sa durée nominale en décembre 2026.
- Son premier résultat publié : dans la couronne interne, le vent solaire lent va trois à quatre fois plus vite que prévu.
À lire aussi
Pour observer l’éclipse du 12 août sans risque, consultez notre guide sur comment observer une éclipse solaire sans danger.
FAQ — l’éclipse artificielle de Proba-3
Qu’est-ce qu’une éclipse artificielle et comment un satellite peut-il en créer une ?
C’est la reproduction d’une éclipse par un engin spatial. Sur Proba-3, un satellite porte un disque de 1,4 m qui masque le Soleil ; un second, placé environ 150 mètres derrière, photographie la couronne dans son ombre. L’alignement doit être tenu au millimètre.
Pourquoi ne voit-on pas la couronne solaire en dehors d’une éclipse ?
Parce que le disque solaire est environ un million de fois plus brillant qu’elle, selon l’ESA. La couronne existe en permanence, mais sa lumière est submergée par celle de la surface et par la lumière diffusée dans l’atmosphère terrestre.
À quoi sert le coronographe ASPIICS de Proba-3 ?
Il photographie la couronne jusqu’à 1,099 rayon solaire, soit environ 70 000 km au-dessus de la surface. Il comble ainsi la zone laissée sans couverture entre les imageurs ultraviolets et les coronographes classiques, là où le vent solaire accélère.
Combien de temps dure une éclipse artificielle de Proba-3 ?
Jusqu’à six heures, contre quelques minutes pour une éclipse naturelle. La limite vient des ergols : tenir la formation coûte du carburant, si bien que les satellites ne volent en formation qu’autour de l’apogée de leur orbite.
Pourquoi la couronne solaire est-elle plus chaude que la surface du Soleil ?
C’est justement l’énigme du chauffage coronal. La couronne dépasse le million de degrés Celsius au-dessus d’une surface des centaines de fois plus froide. Aucune explication ne fait consensus ; l’ESA en fait un objectif principal d’ASPIICS.
Qu’est-ce que le vent solaire et d’où vient-il ?
C’est le flux de particules chargées qui s’échappe en continu de la couronne et traverse le système solaire. En atteignant le champ magnétique terrestre, il allume les aurores boréales des hautes latitudes. Sa région de formation est étudiée par Proba-3.
Proba-3 est-elle toujours en activité en 2026 ?
Oui. Après une anomalie en février 2026 et environ un mois sans contact avec le satellite Coronagraph, l’ESA a annoncé le retour aux opérations de routine le 9 juin 2026. Sa durée nominale s’achève en décembre 2026.
Verra-t-on des images de Proba-3 pendant l’éclipse du 12 août 2026 ?
L’ESA annonce que sa retransmission en direct depuis Javalambre abordera les éclipses artificielles créées dans l’espace. Selon Sky & Telescope, la mission enchaîne des orbites d’observation dans les jours précédents. L’agence n’a pas publié de programme d’observation minute par minute.